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© CIME Haut-Richelieu

Espèces en péril

Dans le cadre de ses activités de conservation, CIME Haut-Richelieu effectue le suivi de quelques espèces en péril comme le noyer cendré, l’aplectrelle d’hiver, le martinet ramoneur et la couleuvre tachetée.

Le martinet ramoneur

Imaginez, des oiseaux qui ne se perchent jamais, qui s’alimentent en vol et qui s’engouffrent par centaines dans une cheminée. Ils existent bel et bien, ce sont les martinets ramoneurs. Ces insectivores voraces qui ressemblent vaguement à des hirondelles, s’en distinguent par leur toute petite queue, un corps en forme de cigare et de longues ailes étroites et pointues qui font penser à un boomerang. Malheureusement, depuis 50 ans, les populations de martinets ramoneurs ont perdu 95% de leurs effectifs au Canada. À cause de cette situation plus que précaire, l’oiseau est maintenant protégé par la Loi sur les espèces en péril du Canada.

Vous pouvez nous transmettre vos observations en remplissant le formulaire suivant.

Le noyer cendré

Le noyer cendré (Juglans cineara) est un arbre majestueux que l’on retrouve dans les riches érablières du sud de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick. Ses grosses noix riches en huile lui ont valu son nom anglais « butternut ». Ces noix sont très prisées des écureuils, des tamias et des humains. En effet, les noix longues qui font d’ailleurs partie de la même famille que les noix de Grenoble font l’objet d’un certain commerce. Le noyer cendré, un excellent bois d’œuvre, est aussi utilisé en sylviculture.

Depuis une quarantaine d’années, un chancre très virulent s’attaque au noyer cendré. Les spores (sortes de graines microscopiques) de ce champignon sont transportées par le vent, les insectes et les noix contaminées. Le chancre se développe sur les branches, le tronc et parfois les grosses racines. Au fil des années, le chancre devient visible : il prend la forme d’une ellipse de couleur noirâtre. Au début les branches affectées meurent, puis les chancres se multiplient et se fusionnent, empêchant la sève de circuler et provoquant la mort de l’arbre.

Des études américaines indiquent que le taux de mortalité dans les peuplements affectés est très élevé. On estime que dans les états du Wisconsin et du Michigan les effectifs du noyer ont chuté respectivement de 58 % et 84 % en 15 ans. Au Canada, la maladie apparaît au Québec dès 1990, puis en Ontario (1991) et au Nouveau-Brunswick (1997). C’est pourquoi en 2003, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a classé le noyer cendré Espèce en voie de disparition. Le chancre sera-t-il aussi ravageur ici que chez nos voisins du Sud?

Compte tenu de son statut d’espèce en péril, une des premières recommandations d’un comité d’experts québécois consiste à  mieux documenter la situation du noyer cendré au Québec. C’est pourquoi CIME a entrepris d’inventorier les noyers cendrés sur ses propriétés du mont Saint-Grégoire et du Grand Bois dès le printemps 2005.  Nous en avons recensé près de 350 au mont Saint-Grégoire seulement. Malheureusement, la présence de la maladie a été confirmée et un fort pourcentage des noyers sont affectés. CIME suivra de près l’évolution de la situation.

En 2012, une forte majorité des arbres est affectée. Toutefois, les suivis ont permis de découvrir des arbres qui montrent des signes de résistance à l’infection. En effet, du chancre cicatrisé a été observé sur quelques arbres. Dans les années à venir, l’équipe de CIME entend collaborer avec le Service canadien des forêts en leur faisant parvenir les noix des noyers résistants afin de peut-être permettre une avancée dans leurs recherches.

Aplectrelle d’hiver

Seule représentante du genre Aplectrum en Amérique du Nord, cette orchidée ne compte que de rares colonies au Québec, dont une dans le Grand Bois et une au mont Saint-Grégoire. Elle est également rare en Ontario et dans 12 des 30 états américains où elle a été recensée.

C’est parce que son unique feuille se déroule en octobre et passe l’hiver sous la neige qu’on lui a donné le nom d’aplectrelle d’hiver. Par contre, elle fleurit au printemps comme bon nombre de plantes printanières. Le taux de succès de la reproduction par graines étant faible, c’est surtout par reproduction végétative que la plante tente de maintenir ses maigres effectifs. Comme il s’agit d’une orchidée, son commerce international est régi par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

CIME suit l’évolution de l’aplectrelle en vérifiant si les individus recensés survivent d’une année à l’autre et s’ils prolifèrent. La détection de la plante n’est pas toujours facile compte tenu du fait qu’elle se pointe parfois en même temps que la neige. Un défi de plus pour les chercheurs sur le terrain.

Ces dernières années, les populations sont stables, voire en augmentation, grâce à la reproduction végétative qui crée quelques individus annuellement. En plus, de nouveaux plants ont été découverts dans le Grand Bois. La population minimum viable n’est toutefois pas connue pour cette espèce et aucun chercheur ne travaille actuellement sur le sujet.